Une récente enquête Le Soir-Solidaris-RTBF sur les jeunes aujourd'hui confirme à la fois les craintes de notre génération pour l'avenir (6 sur 10 sont pessimistes), par rapport au manque d'emploi et au chômage (40 % des jeunes) ou leur retraite (76%) ainsi qu'une certaine désaffection envers les institutions et partis traditionnels (5 % seulement pensent que voter peut faire changer les choses). Certains semblent s'étonner de ces résultats. Pourtant, si l'on jette un regard lucide sur notre société et les choix de nos gouvernements, on comprend que nous avons effectivement énormément de raisons aujourd'hui de craindre pour notre avenir, et au moins autant de ne rien attendre de ceux qui sont actuellement aux commandes.

Comac, le mouvement de jeunes du PTB, s'oppose à la ré-introduction annoncée par le ministre Marcourt d'un concours en fin de première bachelier de médecine. « Empêcher des jeunes qui réussissent de faire des études de médecine alors que tous les indicateurs actuels, du cadastre intermédiaire jusqu'aux échos de terrains, montrent qu'il manque de médecins est non seulement une mesure qui va renforcer les inégalités sociales mais surtout vrai un non-sens au niveau médical » affirme Charlie Le Paige, président de Comac.

Le premier ministre Charles Michel a déclaré en présentant l’accord de majorité que « notre programme de gouvernement est tout entier tourné vers l’avenir, pour les générations actuelles et futures ». Les mesures de son gouvernement auront effectivement beaucoup d’impact sur l’avenir des générations actuelles et futures, c’est indéniable. Mais l’impact ne sera pas positif. Pour au moins 9 raisons.

L’attentat à Charlie Hebdo a bouleversé la France et le monde. La réponse sera soit sécuritaire et basée sur l’exclusion de l’autre, soit dans la défense d’une société inclusive et solidaire.

« Nous n’avons pas de passé commun, mais nous avons un présent commun et nous aurons un futur commun. » C’est par ces mots qu’Henri Goldman, rédacteur en chef de la revue Politique et un des intervenants de l’ « apéro spécial Zemmour » organisé dans les Marolles par une série d’associations progressistes ce midi, a conclu son intervention. Retour sur les deux visages qu’a montré Bruxelles aujourd’hui.

La venue de Eric Zemmour en Belgique suscite la polémique. Alors que beaucoup tentent de faire de celui-ci une victime de la censure, il est essentiel de revenir sur le fond de sa pensée. Zemmour participe aujourd'hui à une opération de banalisation des idées de droite extrême. Et le voir en Belgique à la tribune des cercles de l'élite n'est pas anodin.

Limiter les médecins malgré la pénurie avec un examen d'entrée, défendre le portefeuille d'une partie des médecins plutôt que celui des patients et ne pas investir dans des stages en suffisance et de qualité, Maggie De Block annonce son programme. Contrairement à ce qu'elle dit, celui-ci n'est cependant pas la seule alternative. La résistance est non seulement possible mais aussi nécessaire pour un système de soins de santé de qualité et accessible à tous.

Samedi 29 novembre, une délégation du PTB et de Comac était invitée, avec des membres d’AKEL (Parti progressiste des travailleurs, Chypre) et du Parti communiste portugais, des sections locales du Parti communiste français (PCF) Calais et Grenay, dans le Nord de la France. Thématique de la rencontre : immigration et désindustrialisation. Compte-rendu.

Lors de la journée d'action du 1er décembre, les étudiants de Gand et Liège s'étaient déjà joints au mouvement pour protester contre les mesures du gouvernements. Ce mardi à Louvain-La-Neuve, c'est une Assemblée Générale des étudiants, convoquée par l'AGL (le conseil étudiant), qui a voté la participation aux actions du 8 et 15 décembre, ainsi qu'une série de revendication des étudiants contre l'accord de gouvernement au fédéral.

Jerry Systermans, responsable à Comac ULB et délégué étudiant revient dans une opinion publiée par la RTBF sur les raisons pour lesquelles il soutient la grève et invite tous les étudiants à faire de même.

La police d'Ixelles est intervenue hier matin à La Plaine pour déloger les étudiants et les riverains du comité « Sauver la Plaine ». Mathilde El Bakri, députée bruxelloise PTB, est présente ce matin au rassemblement organisé devant la Maison communale d'Ixelles pour protester contre la complicité de la majorité communale. Demain à 13h30, une mobilisation aura lieu place Fernand Cocq, qui se terminera devant le Parlement bruxellois

Le budget de l'UCL est tombé la semaine dernière et le résultat est sans appel : le Conseil d'Administration de l'UCL compte couper plus de 200.000€ dans le budget social et de l'animation. De lourdes coupes donc dans les budgets qui couvrent l'aide aux étudiants, le logement, les restaurants universitaires, la délégation étudiante ainsi que des subsides à l'animation et à la culture. Ce sont les mêmes étudiants qui ont déjà le plus de difficultés, qui souvent doivent travailler pour payer leurs études, qui vont être le plus touchés par ces coupes dans le budget social. Dans le cadre d'austérité générale, cela renforcera clairement le caractère inégalitaire de l'enseignement.

« Cette première journée d’action syndicale est un succès : la grève est largement suivie à Anvers, cœur industriel de la Belgique, dans le Hainaut, cœur historique de la résistance sociale, dans le Limbourg et le Luxembourg.

Transparency International a rendu public les sommes perçues par les politiciens cumulant plusieurs sièges dans divers conseils d'administration de grandes entreprises et le nombre de mandats externes qu'ils exercent. Le numéro un en Belgique est Guy Verhofstadt qui reçoit plus de € 15 000 en bonus par mois et cumule quant à lui 51 mandats supplémentaires. Le passage entre le monde politique et le monde des affaires est très emprunté...

«Au lieu de tout faire pour faire avancer les élèves plus faibles, ils semblent chercher à tout faire pour s'en débarrasser" réagit Comac, le mouvement de jeunes du PTB, sur la proposition de deux vice-recteurs de la KU Leuven « pour augmenter les faibles taux de réussite ».
Les étudiants qui réussissent moins de 30% de leurs crédits ne seraient pas autorisés à poursuivre leur formation.

Fotoreportage

Nous étions plus de 1000 à travers toute la Belgique hier alors que l'année passée encore, le 17 novembre était simplement l'occasion d'une journée de réflexion rassemblant quelques dizaines de délégués étudiants pour réfléchir et échanger. Cette année, attaques obliges, les étudiants étaient dans la rue.
Revue de presse d'une journée combattive pour qu'étudier soit un droit, pas un privilège.

Le PTB et Comac, son mouvement de jeunes, s’opposent vivement à la proposition du ministre de l’enseignement supérieur Marcourt d’augmenter le minerval pour les étudiants les plus riches. « L’enseignement est un droit fondamental, son accès doit donc être le plus large possible. Dans ce sens augmenter le coût des études n’est jamais une solution. » explique Michael Verbauwhede, spécialiste enseignement du PTB et ancien président de la FEF (Fédération des Etudiants Francophone). « Le ministre doit être d’ailleurs sacrément aveugle pour ne pas voir que les étudiants et leurs représentants, qui se mobilisaient encore hier, s’opposent unanimement à cette solution » rajoute Charlie Le Paige, responsable de Comac étudiant.

Le PTB dénonce vivement les intentions de la ministre de l’Enseignement Joëlle Milquet de supprimer dès 2015 les allocations supplémentaires de fonctionnement en faveur de l’enseignement différencié. Par école, le manque à gagner peut être de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Cette suppression touchera donc durement les élèves issus de milieux défavorisés.

“Bespaar niet op onze toekomst”, “étudier est un droit, on ne négociera pas” voilà les slogans qu'on a le plus entendu aujourd'hui d'Hasselt à Liège en passant par Louvain-La-Neuve ou Bruxelles. Au total c'est plus de 1.000 étudiants qui se sont mobilisés un peu partout dans le pays pour la journée internationale des étudiants. Avec souvent pas mal de créativité et une bonne dose de détermination. Pas étonnant quand on sait les lourdes attaques auxquelles doivent faire face le mouvement étudiant, du côté néerlandophone mais aussi francophone. La mobilisation aujourd'hui était donc “une première réponse aux ministres”. “Ensemble, francophones et néerlandophones, nous nous battrons pour un enseignement de qualité et accessible à tous” ont notamment déclaré les représentants étudiants à la fin de la manifestation à Bruxelles.

Le 17 novembre, c’est la journée internationale des étudiants. Dans le monde entier, les étudiants se mobilisent pour réclamer notamment un système d'éducation public, de qualité et accessible à tous. Mais aussi le droit à un avenir décent dans une société solidaire tout simplement. Vu la situation actuelle, ce sera une journée de mobilisation aussi en Belgique. Une mobilisation que nous soutenons avec Comac, le mouvement de jeunes du PTB, car l’avenir de la grande majorité des jeunes est effectivement lourdement menacé.