De qui le gouvernement a-t-il peur: des fascistes ou de ceux qui résistent?
3 décembre 2013
Alors que les mouvements d'extrême droite multiplient les provocations en Belgique, la réponse des autorités pose question. Les forces de l'ordre semblent plus promptàes à réprimer les manifestations antifascistes qu'à encadrer les rassemblements d'extrême droite. Une situation dénoncée par de nombreuses organisations progressistes.
Comac constate avec inquiétude cette tendance. Quand des étudiants organisent une contre-manifestation pacifique face à un rassemblement d'extrême droite, ce sont eux qui risquent des amendes administratives ou des interpellations. Le message envoyé est troublant: résister au fascisme serait plus problématique que le fascisme lui-même.
Un deux poids, deux mesures
Les exemples ne manquent pas. Lors de plusieurs événements récents, les autorités ont déployé un dispositif policier conséquent pour protéger des rassemblements d'extrême droite tout en limitant l'espace de protestation des contre-manifestants. Cette asymétrie dans le traitement pose des questions fondamentales sur la défense de la démocratie.
Comac rappelle que l'antifascisme n'est pas une opinion extrémiste: c'est la défense des valeurs démocratiques. Quand des groupes prônent ouvertement la discrimination et la haine, il est du devoir de chaque citoyen de s'y opposer. Les étudiants ont un rôle particulièrement important à jouer dans cette résistance.
La mobilisation continue
Malgré les tentatives d'intimidation, le mouvement antifasciste étudiant reste déterminé. Comac continue d'organiser des actions de sensibilisation et des rassemblements contre l'extrême droite. La solidarité entre organisations progressistes est essentielle pour construire un front commun contre la montée des idées réactionnaires.
Le gouvernement devrait concentrer ses efforts sur la lutte contre les discours de haine et les mouvements qui menacent la cohésion sociale, plutôt que sur la répression de ceux qui défendent les valeurs démocratiques. Les coupes dans les allocations montrent que cette logique antisociale frappe sur plusieurs fronts.