A Bruxelles, une quinzaine de membres de Comac ont participé aux piquets dès 7 heures du matin. Certains sont allés au piquet de la SNCB à la gare du midi où ils ont reçu un accueil plutôt chaleureux : la plupart connaissaient déjà le PTB, mais pas forcément son mouvement de jeunes. D’autres de l’ULB et de l’UCL se sont rendus au blocage de l’entrée de Bruxelles à Delta, où ils ont été rejoints par 3 camions de Bruxelles-Propreté pour bloquer le carrefour ( !) ou encore au blocage de Drogenbos, où une enseignante présente était enthousiaste de voir des jeunes, même si elle expliquait que « ça n’est pas toujours facile d’intéresser les jeunes à cette réforme, ou à la politique en général. »
« Les jeunes en période d'essai risquent leur emploi en se mettant en grève. »
A Anvers, une délégation de 11 membres de Comac unif et école a réalisé un programme bien chargé. Ils ont commencé par l’arrêt des trains mercredi soir à 22 heures, qui était, paraît-il, très impressionnant. « Nous avons aussi pu découvrir les aspects pratiques et organisationnels du travail des cheminots », explique Wout Schafraet de Comac unif Anvers. Et le lendemain matin, ils étaient repartis : 4h30 au piquet de De Lijn, 7h aux services communaux, 8h au ministère des finances, 9h30 un bon débriefing avec café et couques, 10h30 concentration syndicale de l’ACOD (CGSP), et 12h30 retour à l’université pour distribuer des tracts et coller des affiches pour faire connaître les raisons de la grève et la solidarité de Comac au mouvement. Sofie a appris au piquet que s’il y avait parfois peu de jeunes travailleurs en grève au piquet, « c’était car ils sont souvent en période d’essai et risquent donc leur emploi s’ils se mettent en grève ».
A Louvain, une dizaine d’étudiants de Comac a aussi participé à la manifestation au centre ville de Louvain qui a rassemblé environ 500 personnes. Ils y étaient présents avec leur grand calicot « Het is onze toekomst, het is hun crisis, doe hen betalen » (C’est notre avenir, c’est leur crise, faisons-les payer). Sander Vandecappelle, président de la section a été interviewé, voir ici.
A Gand, une dizaine de membres de Comac ont réalisé un grand calicot avec le slogan « 200.000 jeunes chômeurs, pourquoi faire travailler nos parents plus longtemps ? ». Ils ont également pris une série de photos avec des syndicalistes avec l’affichette et le même slogan (voir photos !).
A Liège enfin, les 5 étudiants et 7 membres de Comac-école ont participé à la tournée des piquets. Certains sont allés au piquet du CPAS, d’autres à la prison de Lantin, à la Poste ou encore… chez les pompiers. L’occasion, outre de constater le ras-le-bol de certains travailleurs et le mécontentement face à la réforme des pensions, de visiter la caserne.
Ceux qui ont participé aux actions sont ressortis de cette journée mieux informés sur les mesures, le cœur chaud réchauffé de la solidarité et la combativité ambiante, mais aussi la tête déterminée à mobiliser encore plus de jeunes lors des prochaines étapes de ce mouvement qui n’est pas terminé.
Voir le reportage photos en cliquant ici.